Roseline d’Oreye : quand la soie devient langage
- 17 déc. 2025
- 3 min de lecture

Illustratrice de formation, Roseline d’Oreye a fait du foulard en soie un support d’expression à part entière. À la frontière de l’art et du textile, ses créations racontent des histoires sensibles, inspirées par la nature, les émotions et la poésie du quotidien. Rencontre avec une créatrice pour qui chaque foulard est une œuvre à porter, pensée comme un fragment d’âme en mouvement.
Bonjour Roseline, comment est née la maison Roseline d’Oreye ? Pouvez-vous nous raconter la genèse de vos foulards en soie ?
Depuis toute petite, j’ai toujours dessiné. J’étais fascinée par la façon dont la couleur, le trait, pouvaient raconter une histoire sans mots. Très naturellement, j’ai orienté ma carrière vers l’illustration. Mais c’est après plusieurs années dans ce domaine que j’ai ressenti le besoin de créer quelque chose de plus personnel, de tangible. Le foulard en soie s’est imposé à moi comme une toile mobile : un support à la fois artistique et intime que l’on peut porter contre soi. C’est ainsi qu’est née la maison Roseline d’Oreye.
Vos foulards sont de véritables œuvres d’art. Où puisez-vous vos inspirations ?
Je m’inspire avant tout de ce qui me touche profondément : la nature, les émotions humaines, les voyages réels ou rêvés, mais aussi des petits riens du quotidien. Je suis fascinée par la poésie de l’instant. Un feuillage dans le vent, une silhouette croisée dans la rue, une phrase dans un livre… tout peut devenir un motif, un univers. Chaque foulard est une narration silencieuse.
Comment se déroule le processus créatif d’un foulard, de l’idée à la pièce finale ?
Tout commence par le dessin. Je travaille à la main, souvent à l’aquarelle ou à l’encre. Une fois la composition élaborée, je la numérise, puis elle est soigneusement transposée sur soie grâce à un imprimeur d’art avec lequel je collabore. La qualité de l’impression est cruciale : elle doit restituer toute la finesse du geste et l’intensité des couleurs. Ensuite, chaque pièce est roulottée à la main, dans le respect du savoir-faire traditionnel.
La soie semble occuper une place très particulière dans votre univers. Pourquoi ce choix ?
La soie a une noblesse, une sensualité, une légèreté presque spirituelle. C’est une matière vivante, qui capte la lumière, qui accompagne les gestes. Elle sublime la couleur, elle donne du mouvement au dessin. Travailler sur soie, c’est comme si mes illustrations prenaient vie à chaque mouvement de la personne qui les porte.
Quel message souhaitez-vous transmettre à travers vos créations ?
J’aimerais que mes foulards soient des talismans doux, des objets porteurs de beauté et de sens. Une forme de poésie à porter. Ce sont des fragments d’âme que je partage avec celles et ceux qui les choisissent. Mon plus grand bonheur, c’est quand une cliente me dit que mon foulard l’accompagne dans des moments importants de sa vie.
Vous êtes à la croisée de l’art et de la mode. Comment vivez-vous cette double casquette ?
Je ne fais pas de mode au sens strict. Je vois mes créations comme des pièces intemporelles, qui échappent aux saisons. Mon approche est celle d’une artiste qui s’exprime par le textile. Mais je suis heureuse si mes foulards peuvent s’intégrer dans la garde-robe d’une femme, comme un éclat poétique au quotidien.
Quels sont vos projets ou envies pour la suite ?
J’ai envie d’élargir l’univers Roseline d’Oreye à d’autres objets sensibles : carnets, papeterie d’art, textiles d’intérieur… J’ai aussi envie de collaborer avec d’autres artistes ou maisons pour faire dialoguer nos univers. Mais toujours dans le respect de la qualité, de l’intention, et de l’émotion.
Un dernier mot pour nos lecteurs ?
Prenez le temps de choisir ce qui vous entoure. La beauté, même discrète, nourrit l’âme. Et si mes foulards peuvent offrir ne serait-ce qu’un instant de grâce à celles et ceux qui les portent, alors j’aurai réussi.











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